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Document Type
Further Analysis
Publication Topic(s)
HIV
Country(s)
Mali
Language
French
Author(s)
Soumaila Marko and Rathavuth Hong and Mamadou Diop and Macro International Inc. Calverton, Maryland, USA
Publication Date
September 2008
Publication ID
FA63

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Abstract:

Cette étude s’inscrit dans le cadre des analyses approfondies des résultats de l’Enquête Démographique et de Santé de 2006 (EDSM-IV) du Mali. L’EDSM-IV de 2006 est la quatrième enquête d’une série réalisée par la Cellule de Planification et de Statistique du Ministère de la Santé et la Direction Nationale de la Statistique et de l’Informatique du Ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Commerce, en collaboration avec l’Institut National de Recherche en Santé Publique (INRSP). Elle a bénéficié de l’assistance technique de Macro International et de l’appui financier de l’USAID, de l’UNICEF, de l’UNFPA, de la Coopération Néerlandaise, de la Banque Mondiale et du Gouvernement Malien. Au cours de l’EDSM-IV, en plus des interviews, des prélèvements de gouttes de sang séché (DBS) ont été réalisés sur du papier filtre pour le test du VIH. Le laboratoire de virologie de l’INRSP a eu la charge de procéder à l’analyse des gouttes de sang séché pour la détermination de la prévalence du VIH dans la population... L’EDSM-IV a estimé la prévalence du VIH au sein de la population générale à 1,3 % : 1,5 % chez les femmes de 15-49 ans et 1,1 % chez les hommes de 15-59 ans. L’objectif de cette étude est d’évaluer les biais potentiels dus aux non réponses sur le niveau de prévalence du VIH estimé à partir des résultats de l’EDSM-IV ; c’est-à-dire la question est de savoir si le fait que certaines personnes n’aient pas participé au test induit un biais qui pourrait affecter le niveau de prévalence estimée à partir de l’EDSM-IV. L’échantillon de l’EDSM-IV est constitué de 12 998 ménages. Parmi ces ménages, un sous échantillon de 4 403 ménages, soit environ un tiers, ont été sélectionnés pour les prélèvements de sang pour le test du VIH. Dans ce sous échantillon de ménages 5 157 femmes de 15-49 ans et 4 643 hommes de 15-59 ans étaient éligibles pour être interviewés et testés. Parmi ces femmes et ces hommes, respectivement 96,6 % et 90,6 % ont été enquêtés et 93,2 % et 85,0 % ont participé au test du VIH. Au total 4 804 femmes de 15-49 ans et 3 946 hommes de 15-59 ans ont accepté, volontairement, de donner quelques gouttes de sang de leur doigt pour le test du VIH. Autrement dit, 353 femmes de 15-49 ans et 697 hommes de 15-59 ans n’ont pas été testés pour le VIH au cours de l’EDSM-IV, ce qui constitue les non réponses au test du VIH. La collecte des données et les prélèvements de sang se sont déroulés de mai à décembre 2006. La prévalence du VIH estimée au Mali en 2006 est de 1,5 % chez les femmes de 15-49 ans et de 1,1 % chez les hommes de 15-59 ans. La prévalence estimée se caractérise par des facteurs déterminants du risque de contracter le VIH, c’est-à-dire les facteurs qui influencent ce risque de manière significative. Chez les hommes sexuellement actifs au cours des 12 derniers mois, il est apparut dans l’étude que le risque de contracter l’infection au VIH est plutôt déterminé par les caractéristiques de comportement que par les caractéristiques sociodémographiques ou la connaissance et les attitudes concernant la maladie. Par contre, chez les femmes sexuellement actives au cours des 12 derniers mois, on remarque que des caractéristiques sociodémographiques exercent des effets significatifs mais qu’il en est de même de la connaissance du VIH et de l’attitude face à la maladie, et des facteurs de comportement. Afin d’évaluer les biais potentiels liés aux non réponses dans l’EDSM-IV, on a estimé la prévalence attendue du VIH parmi les personnes non testées en utilisant la méthode d’analyse de régression multivariée basée sur le statut sérologique des personnes qui ont été enquêtées et testées et un ensemble de variables prédictives communes aux deux groupes de populations : les personnes testées et non testées. Plus de 80 % des femmes et des hommes ont été enquêtés et ont également fourni du sang qui a pu être utilisé pour déterminer la prévalence du VIH. Le taux de réponse au test du VIH est plus élevé chez les femmes (93 %) que chez les hommes (85 %). En outre, que ce soit chez les femmes ou chez les hommes, le taux de couverture est plus élevé en milieu rural qu’en milieu urbain. L’analyse des non réponses indique une prévalence du VIH prédite légèrement plus élevée chez les hommes et les femmes qui n’ont pas été testés (respectivement, 1,3 % et 1,9 %) que la prévalence estimée chez les hommes et les femmes qui ont accepté de faire le test du VIH (respectivement, 1,1 % et 1,5 %). Pour tenir compte de cette prévalence prédite chez les personnes non testées, on a calculé une prévalence ajustée qui s’établirait à 1,2 % pour les hommes et 1,6 % pour les femmes, ce qui ne fait pas varier significativement la prévalence estimée à l’enquête. Globalement, on peut donc considérer que le biais introduit par les non réponses n’a pas d’effet significatif sur la prévalence nationale du VIH estimée à l’EDSM-IV. Enfin, on en conclut que les hommes et les femmes non testés pour le VIH à l’EDSM-IV, auraient tendance à être plus des positifs, et de ce fait à avoir une prévalence plus élevée que celle des personnes qui ont accepté de faire le test, mais l’impact n’aurait pas de biais significatif sur la prévalence nationale estimée à l’EDSM-IV. Les estimations de la prévalence du VIH obtenues à l’EDSM-IV sont fiables et représentatives au niveau national. En outre, l’EDSM-IV a aussi collecté de nombreuses informations sur les caractéristiques et les comportements de la population. Ces informations peuvent être utilisées en relation avec la prévalence du VIH afin d’identifier les groupes à hauts risques et vulnérables pour améliorer les programmes de prévention, de soins et de traitement du VIH.